A l'heure vague où les fantômes en grand nombre
se pressent contre les fenêtres, ameutés
par une hésitation entre le jour et l'ombre
et menaçant de leurs murmures la clarté,
un homme prie: à ses côtés est étendue
la très belle guerrière désarmée et nue ;
non loin repose l'héritier de leurs batailles,
il tient le Temps serré dans sa main comme paille.
« Une prière dite dans la crainte, difficile
à exaucer, surtout sans le secours du dehors;
une prière dans l'ébranlement des villes,
dans la fin de la guerre, dans l'afflux des morts:
pour que l'aurore, avec sa tendresse tenace,
pour que l'entrée de la lumière au ras des monts,
comme elle éloigne la lune légère, efface
ma propre fable, et de son feu voile mon nom. »
domenica 9 settembre 2012
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All’ora incerta in cui la muta dei fantasmi
RispondiEliminafa ressa alle finestre, e in gran subbuglio
per un’esitazione tra ombra e giorno
minaccia bisbigliando la chiarezza,
un uomo prega: gli è distesa accanto
la splendida guerriera inerme e nuda;
poco distante giace il loro erede,
tenendo stretto come stelo il tempo.
“Una preghiera dentro la paura, ardua a esaudire,
specie senza soccorso dall’esterno; una preghiera
detta dentro il crollo delle città,
la fine della guerra, i morti in folla:
perché la dolce aurora, la tenace,
la luce quando giunge sui crinali, se allontana
la lieve luna, così anche la mia favola cancelli,
e veli del suo fuoco anche il mio nome”.